Un café unique : le Malabar moussonné.

01/08/11

Au temps où les grands navires de la marine marchande battaient encore pavillon, les trajets étaient longs jusqu’en Europe, souvent de plusieurs mois. Durant ce voyage, le café était conservé dans la cale des vaisseaux qui était aérée régulièrement pour éviter que le chargement ne moisisse. L’air humide et chargé de sel associé aux embruns transformait au cours du trajet le goût et l’aspect des grains qui de vert viraient au doré.
 Mais l’ouverture du canal de Suez et l’apparition des bateaux à vapeur a modifié la donne. En effet, les temps de trajet étant considérablement réduits, le café n’était plus transformé (ou du moins pas visiblement) ce qui perturba les habitudes des consommateurs européens. Très vite, ils réclamèrent le retour de leur cher Malabar moussonné au goût unique!
 
Pour répondre à cette demande , les producteurs indiens conçurent une méthode afin d'obtenir les mêmes résultats, sur la terre, que ceux produits par la durée du voyage maritime.

Entre juin et septembre, durant la mousson et ses pluies torrentielles, les grains, séchés préalablement, sont placés uniformément sur des rangs de 15 cm dans des structures protégées uniquement par un toit et de cette manière peuvent absorber entièrement l’humidité. Ensuite le café est placé dans des sacs en jute et stocké de manière à augmenter l’exposition à l’air humide et transvasé fréquemment dans d’autres sacs pour éviter tout risque de moisissure.
 
Ce processus dure de 3 à 4 mois : il permet d’augmenter la taille des grains, d'obtenir une couleur paille, un corps puissant et de lui donner sa saveur caractéristique. Le café ainsi produit est très doux, avec des notes épicées et une fragrance rappelant le bois exotique.

Un café rare à découvrir absolument!


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